26/05/2008

Compte rendu de Jean-Marie

Compte rendu de la rando AR du 25/05/08 par Jean-Marie, le guide

Mazée, village de l’entité de Viroinval, à quelques encablures de la France, le dimanche 25 mai 2008.

 Malgré des prévisions pessimistes de la Météo nationale, 20 courageux randonneuses et randonneurs se pressent au rendez-vous. Après quelques mots de bienvenue, le guide explique, dans ses grandes lignes, le déroulement de cette journée de randonnée qui ne compte pas moins de 18 km et quelques dénivelées « de derrière les fagots ». Il en profite également pour donner quelques précisions géographiques et historiques sur cette région de l’Entre-Sambre-et-Meuse que les participants vont sillonner. Il ne manque pas de rappeler que la halte de midi ne se fera pas avant 14h au plus tôt et qu’il s’agit donc de s’alimenter régulièrement durant le parcours. P1000107
 Après quelques centaines de mètres de plat, les choses sérieuses commencent puisqu’un chemin empierré à la pente bien marquée conduit les marcheurs à un sentier de crête qui offre des vues assez époustouflantes sur les belles vallées du Viroin et de la Meuse française.

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Un peu plus loin, du haut d’un mirador juché à une altitude de 226 mètres, le spectacle est plus magique encore, d’autant plus que le soleil a fait son apparition et qu’il restera bien visible tout au long de la journée. Sur le versant de la colline descendant vers la France, se situe une zone de pelouses calcicoles où, en été, on fait paître les ovins en utilisant un système d’enclos mobiles.

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 La progression se poursuit sur le magnifique  sentier de crête, appelé aussi « sentier des bornes-frontière ». Ces gros blocs de pierre à la section carrée jalonnent, non seulement Mazée, mais aussi Hierges, Vireux et Vaucelles, délimitant ainsi la principauté de Liège dont ces villages faisaient partie avant le traité des Limites qui, en 1772, dépeça la baronnie de Hierges, amenant le passage à la France de cette localité et de quelques autres. P1000116
 Après quelques kilomètres de cheminement sur les hauteurs, nous redescendons et, par de superbes chemins forestiers, nous arrivons en France, plus exactement à Vireux-Molhain, siège d’une ancienne usine sidérurgique, fondée en 1858, fermée en 1984, suite à la restructuration de la sidérurgie européenne. Au temps de sa splendeur, l’usine compta 1700 ouvriers dont de nombreux Belges.   200 m plus loin, nous quittons l’asphalte et nous engageons sur un chemin empierré faisant partie de la réserve naturelle de Vireux-Molhain. Une belle grimpée nous permet d’atteindre le point de vue sur Molhain d’où nous découvrons le village, le barrage sur le Viroin destiné à l’alimentation d’une centrale hydro-électrique et le confluent du Viroin et du Deluve, ruisseau venant d’Oignies et du Mesnil en Belgique.

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 Revenus sur le beau chemin empierré, nous le quittons peu après pour admirer le paysage depuis l’aire d’envol des parapentes. Le calme de ce paysage paisible agit comme un baume bienfaisant en chacune et chacun des participants. Après ces moments de pur bonheur, nous continuons notre périple et nous descendons à la rencontre du Viroin grâce à un sentier un peu sauvage séparant prairies et bois. Plus loin, il entre carrément dans le bois.

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 C’est alors que le guide fait humer aux participants une plante à l’odeur forte : « l’ail des ours » qui tapisse véritablement les sous-bois, lesquels nous ramènent en Belgique que nous ne quitterons plus désormais pendant le reste de la rando. Notre sentier aboutit à l’aire de repos de Najauge, hameau de Mazée, dont l’habitat, composé de demeures édifiées essentiellement à partir du début du 20e s, permit aux ouvriers frontaliers travaillant à l’usine métallurgique de Vireux de se loger. Le large chemin que nous empruntons alors est le tracé d’une ancienne voie ferrée reliant autrefois Vireux à Charleroi. En saison touristique, cette ligne est encore en usage entre Mariembourg et Treignes : c’est le fameux chemin de fer à vapeur des 3 vallées.  Au terminus du chemin, nous aboutissons à une route asphaltée que nous empruntons dans le sens de la montée. Et quelle montée ! 13 % de pente sous le soleil, voilà qui en découragerait plus d’un ! Mais, personne ne rechigne devant l’effort à accomplir. Quelques hectomètres plus loin, nous quittons l’asphalte pour emprunter un petit chemin forestier qui ne tarde pas à se transformer en minuscule sentier envahi par la végétation (quelquefois urticante) et en forte montée. Pour peu, on évoquerait l’une ou l’autre scène d’« Indiana Jones et le Royaume du Crâne de cristal ». Il est vrai qu’on évite 1 km d’asphalte mais, par moments, on se croirait, aux dires d’un des participants, dans la jungle amazonienne.

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 Une fois tout le monde au sommet, et malgré les rudes efforts qu’il a fallu fournir, les randonneurs félicitent le guide pour avoir trouvé ce sentier. Cela fait plaisir à entendre car la piste n’était facile ni à repérer ni à suivre. La suite de la montée, à la pente adoucie, se poursuit sur l’asphalte, mais à l’ombre cette fois. Au sommet de la côte, on quitte l’asphalte pour une belle allée empierrée (parfois herbeuse) qui permet de descendre tranquillement vers Treignes, tout en traversant des bois somptueux.

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 Peu avant d’atteindre ce village aux nombreux musées, nous prenons l’apéritif au bord du Viroin. Voilà une coutume bien sympathique et qui fait toujours la joie de tous. Il ne nous reste dès lors plus que quelques centaines de mètres à parcourir avant d’arriver, à proximité de la gigantesque église du village, au café-restaurant « Le Montjoie » où nous mangeons notre pique-nique. Tous les estomacs crient famine car il est presque 15h. A la fin du repas, nous avons la surprise de voir arriver une correspondante de « Vers l’Avenir », édition de l’Entre-Sambre-et-Meuse, qui vient prendre une photo de notre groupe et demander à notre guide quelques précisions sur la vie « d’Amitié et Randonnée » et sur le parcours du jour. Après avoir apaisé nos estomacs et étanché notre grande soif, nous reprenons la route, non sans avoir écouté les explications du guide à propos de Treignes. Pour la 2e partie du trajet, nous suivons, pratiquement jusqu’au bout, les balises rouges et blanches du GR 125 qui fait le tour de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Après quelques hectomètres seulement, nous voici à nouveau en train d’escalader un petit sentier à flanc de coteau. La pente est soutenue et longue mais elle permet de profiter d’une vue saisissante sur Treignes. Puis, la sente suivie entre sous bois tout en continuant à grimper. Les calories accumulées durant le pique-nique s’envolent déjà ! Au sommet, on aboutit à un croisement multidirectionnel. Nous suivons le balisage GR qui permet d’arriver à la « Roche aux Chevaux ». Puis, grâce à une passerelle métallique, nous franchissons un petit affluent du Viroin. Après avoir traversé une prairie, nous nous remettons à grimper dans le bois de Matignolle. Ce dernier nom, associé à Treignes, a permis à Arthur Masson, écrivain local devenu célèbre, de créer le village de Trignolles où il fait évoluer, durant la 1re moitié du 20e s, son héros Toine Culot et où il nous brosse le portrait de paysans du cru, hauts en couleurs. Après Matignolle, les revêtements des chemins suivis varient : asphalte, béton, empierrement. Nous passons le plus souvent à la limite entre champs (prairies) et bois. Désormais, les dénivelées sont devenues plus sages. Quelques kilomètres plus loin, nous aboutissons à l’asphalte de la route de Niverlée. Nous l’empruntons pendant 100 mètres puis nous suivons les balises du GR 125 qui se dirigent vers la réserve naturelle de Miémont, sur les hauteurs de Mazée.

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Le paysage qui s’offre à nos yeux éblouis est de toute beauté et évoque les vallonnements du Jura.
 Le guide a encore réussi à trouver une sente à peine visible permettant d’éviter la dangereuse route reliant Mazée à Doische. Avant de clôturer la balade, il reste encore une curiosité : dans la « Voye a Toine », au n° 38, nous admirons la maison des parents d’Arthur Masson dont le guide retrace brièvement la vie et la carrière.

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Ensuite, il n’y a plus qu’à se laisser glisser vers le bistrot « Chez Cocoye » ( sic !) où nous étanchons notre grande soif.
 A ce moment, 15 personnes sur les 20 participants (soit 75 %, ce qui constitue véritablement un record) décident d’aller prendre le repas du soir, alléchées par la proposition du guide qui a réservé des places à la « Causerie des Lilas », un restaurant spécialisé dans les grillades au feu de bois et situé dans le village médiéval de Hierges,  classé parmi les plus beaux de France.

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 Le convoi atteint sans problème sa destination, en transitant par Vaucelles. L’accueil au resto de Hierges est des plus chaleureux. On se sent comme chez soi. Le patron enjoué et son personnel attentionné sont aux petits soins pour chacune et chacun. Le repas se déroule dans la joyeuse ambiance que l’on devine, d’autant que nous avons droit à l’aubade très sympathique d’un guitariste-chanteur local. Les adresses s’échangent, ainsi que les numéros de téléphone, de gsm et les adresses mail. Le guide, fort ému, est à nouveau mis à l’honneur par des randonneurs véritablement enthousiastes qui n’attendent qu’une chose : la prochaine rando qui se déroulera, le 22 juin, dans la région natale du guide, à savoir Ste-Ode, en province de Luxembourg. On se souviendra, longtemps encore, de cette magnifique journée, tellement riche en émotions diverses !    Pour les photos cliquez sur le lien ci-dessous !  Nous attendons les vôtres ainsi que vos commentaires sur la balade ! 

 

 http://picasaweb.google.be/randoblog/MazE

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15/05/2008

Prochaine Balade

        Dimanche 25 Mai

La vallée du Viroin

Rendez-vous à 10h45 Devant l’église de MAZEE
(entre Doische et Treignes)

 

 

Au cours de cette balade, nous partirons à la découverte d’une des plus belles vallées de la province de Namur : celle du Viroin qui délimite la frontière entre la France et la Belgique.

 N’oubliez pas d’emporter de solides en-cas parce que nous n’arriverons pas avant 14h au café « Le Montjoie » à Treignes où nous aurons l’occasion de manger notre pique-nique.

En cours de route, nous aurons l’occasion d’admirer de splendides panoramas et d’emprunter une partie du sentier des « bornes-frontières ». Nous cheminerons principalement en forêts.

De superbes sentiers nous permettront de sillonner la région natale d’un des plus grands écrivains wallons, largement connu au-delà de nos frontières : Arthur Masson qui, avec sa série des « Toine Culot », a popularisé la vie dans ces petits villages.

Vers 14h, nous prendrons le pique-nique au café « Le Montjoie » à TREIGNES

P.A.F. : 6 euros

L’organisateur ou toute autre personne ne pourra être tenu pour responsable en cas d’accident, l’activité se déroulant aux risques et périls des participants

 

Pour rappel : nous demandons la tenue en laisse des chiens tout au long de la balade et une progression silencieuse dans les bois.

 

Notre boucle de 18 km se terminera aux environs de 18h30.

 Prochaine rando : 22/06. RV à 10h45 devant l’église de Tillet (Ste-Ode, province de Luxembourg)

 

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