08/12/2010

Balade Chevetogne, commentaires de Yves

Balade du 28 novembre 2010 à Chevetogne

 

Jean-Marie avait donné rendez-vous à 9h45 à l’entrée du domaine provincial de Chevetogne. Ce domaine de 550 hectares, entièrement clôturé, est dédié aux loisirs.  Pour 60 € par an par voiture (40 € pour les habitants de la province de Namur), on peut y venir autant qu’on veut et profiter de toutes les infrastructures : barbecues, une dizaine de plaines de jeux, des barquettes, du tennis, du golf miniature, du canoë indien, la piscine en plein air chauffée …
 C’est avec un peu de retard que nous nous retrouvons à 10, dans le froid et un peu de neige pour une balade déjà hivernale.

Nous suivons Jean-Marie en voiture.  Il nous emmène en plein cœur du domaine, sur une grande plaine : un grand bâtiment, des petits chalets, des sanitaires, des terrains de sport, une prairie.  Tout est bien entretenu. 
On s’équipe de pied en cap (d’où vient cette expression ?) et, à 10h45, on démarre.  Nous longeons le bois sur notre gauche, et à droite, après le terrain de football, de grandes maisons où logent les classes de forêt en semaine, et des familles le week-end et durant les vacances.

Au bout de la plaine, nous prenons un chemin en plein bois qui nous mène à l’extrémité nord-est du domaine.  Au-delà du domaine, essentiellement des prairies et des champs.  Nous prenons à gauche un petit sentier qui descend rapidement vers le fond d’un ravin où passe un petit ruisseau que nous franchissons d’un bond pour remonter sur l’autre versant et prendre un autre chemin qui longe le ravin.  Puis un nouveau ravin, sentier, chemin pour aboutir à l’extrémité nord-ouest du domaine et un autre bâtiment de vacances.  Un tronçon de route carrossable, un autre chemin, et on descend pour longer le fond d’un vallon herbeux et paisible, où coule le ruisseau de Poncia, très sinueux, qui traverse le village de Chevetogne tout proche.  Jean-Marie et moi, devant, voyons un bref moment un chevreuil qui se cache rapidement.  Nous quittons le vallon pour remonter par un chemin recouvert d’herbes folles et de ronces.  Gare aux chutes !  Il faut lever les pieds.  Arrivés au-dessus, nous pénétrons à nouveau le domaine que nous avions quitté un moment pour cheminer à nouveau en plein bois.  Nous passons non loin de maisons forestières où l’on peut aussi loger en famille.

Après un moment, nous arrivons « au bout du monde ».  C’est le nom donné à ce coin pittoresque, où poussent des bambous, où coule à la belle saison une rivière sauvage avec une cascade où peuvent s’amuser les enfants.  Il y a du sable, des rochers, des jeux.  Mais c’est l’hiver, et le désert.  Une petite cabane formée par la coque d’un bateau retourné peut nous abriter pour le pique-nique, mais il est tout petit et plusieurs préféreront manger au grand air.  « L’aquarium », nom du restaurant où nous devions pique-niquer, a réservé un mauvais accueil à Jean-Marie lors de sa reconnaissance des lieux.  En représailles, le souper sera pris ailleurs.  La sangria fait du bien, çà réchauffe.

Nous quittons le coin pour longer un étang artificiel, destiné au canoë à la belle saison, et aux cygnes, canards, bernaches et poissons toute l’année.  On remonte, une fois de plus, pour approcher « Les Rhodos », un restaurant plus chic, on traverse des jardins à thème, on passer le long d’un petit parc à gibier et on arrive au château pour une petite pause.  On attend Thérèse qui flâne en prenant des photos.
On continue, Jean-Marie nous joue quelques notes de musique sur des dalles sonores, on passe non loin d’un bâtiment à l’architecture douteuse dans le décor, et on monte pour arriver au-dessus de la piscine avec ses panneaux solaires, pour la piscine en été, et ses photovoltaïques, pour fournir l’électricité au domaine,  pour replonger dans le bois, descendre puis monter à nouveau, en empruntant un tronçon de GR, vers le château.  GR.  Cette fois, on file vers les terrains de tennis, puis on descend vers les étangs : celui de gauche pour les barquettes, celui de droite, asséché, pour les canards.  Entre les deux, un restaurant fermé : « L’Héron dans l’eau ».  On longe l’étang de droite, arrive à l’entrée du camping pour gravir à travers bois une longue et faible côte.  Au-dessus, gauche, gauche, et on revient à l’entrée du camping en descendant par la crête.
A nouveau montée dans le bois où un coup de vent a fait quelques ravages parmi les arbres et nous revenons par le même chemin à notre point de départ.

Avec la quantité de chemins et sentiers en tous sens, les courtes mais nombreuses montées et descentes, cette balade était sans doute la plus compliquée pour notre guide prévoyant : il avait, non un plan, mais plusieurs pages d’explications.  Il ne s’est pas trompé une seule fois.  Nous, si !  Vers midi, nous aurions dû prendre un sentier à gauche ; on a pris à droite, mais Jean-Marie était loin derrière.

On file au village de Chevetogne où nous accueille un charmant restaurant : « Les jardins d’Elisa ».  Nous prenons une boisson bien méritée, dont une bière de la région nommée Hadelin.  Ensuite, fondue bourguignonne pour presque tout le monde et vin du patron.
Petit émoi avec la note : nous en avions pour plus de 50 € par personne.  Après deux rectifications et la mauvaise humeur du patron, nous payons notre écot et retournons chacun dans nos foyers.

 

Yves

09:33 Écrit par Les organisateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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