21/10/2010

Pailhe - commmentaires de Yves

Balade du 26 septembre 2010 à Pailhe / Modave

 

Quelle idée !  Une balade dans le Condroz !  Qu’est-ce qu’il y a à voir dans le Condroz ?
Oui bien sûr !  Il y a le château de Modave et environs.  Mais à part çà !
C’est parce que le groupe est chouette, sinon, on ne m’aurait pas !
En plus, il fait moche !  On annonce de la pluie !  Il fait froid !
Bon ! Allez ! Courage ! On y va !

( j'ai raccorci le commentaire afin de ne pas occulter la proposition de la balade d'octobre. Vous pouvez lire la suite en cliquant sur"lire la suite) sous l'article. JB


 

On se retrouve au petit village de Pailhe, que l’on prononce « paille ».  Pittoresque, c’est vrai !
On passe tout de suite au-dessus du ruisseau du même nom, le retraverse un peu plus loin pour emprunter un beau chemin boisé sur sa gauche, puis après une courte côte pour le traverser, boisé sur sa droite.  Nous arrivons au lieu dit Saint Fontaine, sur ma carte nommé Centfontaine.  Superbe le coin !  Des vallons, des prairies, des bois, des étangs et des centaines de canards !  On s’y attarde un peu, le décor en vaut la peine.

Une petite côte, un petit bois, traversée de la grand route et nous pénétrons dans un bois plus important, curieusement nommé « Bois de Bassin » que nous traversons sud-est, puis nord-est.  Il pleut, mais le feuillage au-dessus de nos têtes absorbe une grande partie des gouttes qui tombent. 
Il y a plein de champignons.
A la sortie du bois, on bifurque à gauche pour une longue traversée de prairies et de champs pour nous rapprocher de Pailhe que nous avons contourné par le sud.  Nous pénétrons à nouveau dans un grand bois, le « Bois de la Drève de Pailhe », pour arriver au lieu dit Petit Modave.  Le chemin descend, tourne puis traverse le ruisseau de Pailhe qui se déverse cent mètres plus loin dans le Hoyoux.  Cette rivière, située dans une réserve naturelle très boisée, alimente en partie Bruxelles en eau potable.  C’est tout le domaine du château de Modave, racheté par Vivaqua pour protéger le site et ses captages.  Nous montons par un étroit sentier toujours en plein bois et arrivons à l’enceinte du château qu’il faut longer jusqu’à l’entrée.  Là, nous retrouvons Armand.  Il ne pleut plus.

Pause apéro, pique-nique en plein air, au frais et au froid, mais avec un rayon de soleil. 
Le pique-nique est interdit à la buvette du château.  Il y a des touristes, des autocars.

Nous pénétrons dans l’enceinte du château.  Déjà présent comme forteresse au 13e siècle, entièrement rénové au 17e, il est superbe.  L’ensemble est bien restauré, entretenu, et fort visité. 
A sa gauche, une terrasse domine la vallée du Hoyoux.  L’à-pic est impressionnant.  Une petite exposition de photos est accessible dans les dépendances.  Un hôtel y est ouvert depuis peu.

Nous reprenons la route, ou plutôt le sentier, qui descend à travers bois vers le Hoyoux.  A notre gauche, la pente est abrupte.  Nous longeons un moment la rivière.  Celle-ci se jette dans la Meuse à Huy.  Nous bifurquons vers le sud-ouest, bois à gauche, prairies à droites, le village de Vyle-et-Tharoul un peu plus loin mais qu’on ne verra pas, pour pénétrer dans le Bois Guillaume, puis Bois de Vyle, ensuite Grand Bois de Tharoul ; cette fois bois à droite, champs à gauche.  Nous passons devant une petite chapelle : Notre-Dame du Maquis et faisons un petit détour pour voir en plein bois une stèle dédiée à un drame de la fin de la dernière guerre, où étaient impliqués des maquisards.

Après, c’est le chaos !  La tempête de juillet est passée avant nous et a ravagé des couloirs entiers de forêt : arbres déracinés ou déchiquetés à quelques mètres de hauteur.  Nous devons passer au travers.  Ensuite, nous contournons un vaste domaine privé de maisons de vacances, situé dans le Bois du Grand Taillis, avant de prendre un chemin qui nous ramène directement à Pailhe.

La boucle est bouclée.  J’ai bien fait de venir.  Je ne pensais pas trouver tant de coins pittoresques et charmants, tant de bois à traverser, et tant de petites choses à voir, comme les champignons qui poussaient à profusion dans les bois.

On se change, on s’astique, et on file en voiture jusque Hamois, où l’ancienne gare a été transformée en restaurant, spécialité de champignons des bois.  Devant le restaurant patiente un vieux wagon de chemin de fer en pleine restauration.
C’est là que nous terminons notre journée, avec de beaux souvenirs plein la tête.

Yves

12:02 Écrit par Les organisateurs dans Commentaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.