15/05/2010

Balade du dimanche 25 avril 2010 à Lompret et Virelles

Balade du dimanche 25 avril 2010 à Lompret et Virelles

 

Cette fois, c'est avec Armand que nous allons parcourir une bonne vingtaine de kilomètres dans la région de Chimay.

Comme au mois de mars, nous sommes dans la Calestienne.  Lompret est un pittoresque petit village, classé depuis 1983, situé dans un méandre de l'Eau Blanche.  Il est dominé par  le rocher de Franc-Bois où naissent spontanément des ifs.  D'après la légende, ces arbres proviendraient des baies emportées de Rome par des légionnaires inhumés en cet endroit, il y a 2000 ans.

Après les explications - architecturales, patrimoniales, scientifiques et archéologiques - détaillées d'Armand à propos du village - déjà habité au néolithique -  et de la région, nous le quittons rapidement pour rejoindre l'Eau Blanche et la longer vers l'aval.  La vallée est encaissée, avec des pentes raides et boisées des deux côtés, ornées de violettes, de primevères  et d'anémones.

Au deuxième méandre, nous quittons l'Eau Blanche pour monter à flanc de coteau vers la droite et vers le bois nommé La Haie d'Escri.  C'est raide mais court : de 190 m à Lompret, nous montons à 240 m, sommet du bois, que nous traversons dans sa plus grande longueur pour arriver sur le plateau, en rase campagne.  Les trois éoliennes de Baileux dominent le paysage en face de nous.

Nous prenons le chemin plein Est, droit vers Virelles que nous atteindrons après de subtils détours.
Après avoir traversé la route qui relie Baileux à Lompret, nous redescendons par un chemin asphalté vers un bois étroit et prenons le sentier qui longe le fond du vallon, le long d'un ruisseau à sec.
Moins d'un kilomètre plus loin, le sentier quitte le fond pour remonter abruptement et rejoindre le chemin un peu plus haut.  Dure, dure, cette petite côte.  C'était la deuxième des dix-huit côtes de la balade, nous annonce Armand.  Réconfortant !
Nous suivons le chemin, redescendons dans le vallon, remontons l'autre versant pour déboucher à nouveau sur le plateau, aux portes d'un minuscule village : Vaulx.  Armand nous montre à nouveau une habitation typique de la région avec ses trois parties : grange, étable et habitat.  J'ai oublié le nom : tri ...

Après un petit détour pour voir un calvaire, nous quittons le village et descendons pour rejoindre l'Eau Blanche que nous remontons cette fois vers le lac de Virelles.  Un kilomètre plus loin, après une ancienne forge et un ancien moulin, nous passons sous un viaduc imposant, composé de huit arches.
Ce n'est pas le viaduc de Millau, mais il est imposant quand même : les piliers principaux mesurent une cinquantaine de mètres de haut.   Cinq courageux y montent par un vague sentier caillouteux, mais la vue valait le détour ; puis redescendent par un autre sentier bien raide où les bâtons sont nécessaires, et rejoignent le chemin.  Les autres sont déjà bien loin.

Enfin, nous arrivons à la route qui longe le lac.  Vite au centre d'accueil pour un casse-croûte bien mérité.  Il est 13h30.  Il y a du monde.  Le soleil brille.  Super !  Un groupe de photographes est là aussi, avec des appareils plus sophistiqués les uns que les autres : télés, multi flashes etc...
L'étang de Virelles constitue une des plus vastes zones humides de wallonie (116 hectares).  Il a été aménagé au 16e siècle pour les besoins de l'industrie métallurgique locale.  Peu profond, 2 mètres, il est très poissonneux.  L'escavèche est célèbre dans le coin.  Le trop-plein du lac se déverse dans l'Eau Blanche.

Il est temps de repartir, la route est encore longue.  Et nous sommes obligés de prendre la route, assez fréquentée, traverser une partie du village de Virelles, puis bifurquer plein Nord, prendre un petit chemin, faire demi-tour, et emprunter le bon.  Il traverse la zone humide où foisonnent des populages, appelées aussi souci d'eau ou souci des marais.

Nous pénétrons dans le bois de Virelles, où nous apercevons un court moment des chevreuils au loin, puis en ressortons à la ferme Petite Ferrière pour entrer dans la Taille du Vivier, par un long chemin en ligne droite qui monte et descend doucement et traverse par quatre fois un petit ri qui alimente le lac de Virelles.  Parfois, nous devinons le lac à travers les arbres.
Nous sortons enfin du bois pour retrouver une zone humide.  Nous avons quasi fait tout le tour du lac.  Lompret est tout près, sans jeu de mot, mais il nous reste un point à visiter :grimper (c'est la dix-huitième côte prévue par Armand) par le bois de Blaimont pour voir le lac d'en haut.  L'effort valait la peine, la vue est superbe : on devine le chemin parcouru autour du lac, et Virelles sur la gauche.
Longue pause bien méritée !

On quitte le bois par le Sud et nous tombons sur la ligne de chemin de fer désaffectée que nous empruntons vers Chimay.  Nous arrivons sans effort sur le viaduc gravi le matin par les cinq montagnards.  Nous rebroussons chemin, puis continuons sur la voie, envahie par la végétation.

Nous quittons la voie un kilomètre plus loin, pour pénétrer à nouveau dans le bois.  Le chemin suit longtemps la même courbe de nouveau : à gauche c'est plat, à droite la descente est raide jusqu'à l'Eau Blanche.  Nous descendons enfin par un étroit sentier et arrivons juste à l'entrée du village de Lompret.  Juste à temps ! A peine avons-nous enlevés les bottines de marche que la pluie se met à tomber.  Elle était annoncée.  Nous nous engouffrons dans l'auberge bien nommée : l'Eau Blanche, pour goûter une Chimay bien méritée.

La plupart d'entre nous resteront, pour savourer peut-être une escavèche locale, avant de retourner, fatigués mais contents de cette belle journée.

 

Yves et Nicolas

18:27 Écrit par Les organisateurs dans Commentaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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