09/04/2010

Prochaine randonnée

 

lompret

16:29 Écrit par Les organisateurs dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/04/2010

Photos de la magnifique balade de Dourbes

 

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 NICOLAS

23:18 Écrit par Les organisateurs dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/04/2010

Commentaires de Yves et Nicolas

Balade du dimanche 28 mars 2010 à Dourbes et Nismes

 

Nous sommes 14 au rendez-vous devant l'église de Dourbes, petit village pittoresque niché près du Viroin , à 150 m d'altitude, dans la commune de Viroinval, une des plus belles régions de Wallonie : la Calestienne : nom donné aux affleurements calcaires de la Famenne et de l'entre Sambre et Meuse.
Nous accueillons trois nouveaux, Adrien, mon frère, et son épouse Jacqueline qui habitent du côté de Chimay, pas très loin donc, et j'ai déjà oublié le prénom de la troisième ; j'ai une petite mémoire !

D'où nous sommes, nous voyons déjà les ruines du château de Haute Roche, par où nous terminerons la balade.  Nous prenons la direction opposée, vers Nismes, via un chemin qui monte lentement à travers des prairies vers le Tienne aux Pauquis, qui culmine à 240 m.
Le Tienne aux Pauquis signifie le bois aux buis.  Il porte bien son nom.  A peine dans le bois, des massifs de buis innombrables, d'un beau vert luisant, se détachent des autres essences encore vierges de feuilles.  De plus, plusieurs sont en fleurs, qu'il faut approcher pour bien les voir : fleurs minuscules, d'un tendre jaune-vert.  Je n'en ai jamais vu autant.

Nous quittons le chemin principal pour nous diriger vers la Roche à Lomme que nous atteignons par un étroit sentier très pentu.  La vue est imprenable : un à pic impressionnant, le village de Nismes en contrebas à 1500 m, un ancien bâtiment imposant à nos pieds, la tannerie, et, l'un venant de Martiembourg et l'autre de Nismes, l'Eau Blanche et l'Eau Noire se rejoignent à hauteur de la Tannerie pour former le Viroin.  Nous restons un bon moment sur ce piton calcaire pour admirer le paysage.  Au milieu des herbes rases fleurissent déjà quelques touffes d'héllébores.

Nous redescendons le même sentier pour retrouver notre chemin qui descend rapidement jusqu'au confluent des deux rivières.  De là, nous pouvons voir en arrière le pic où nous étions, dominé par une imposante croix.  Nous longeons l'Eau Noire vers Nismes, jusqu'à la ligne de chemin de fer des Trois Vallées, sur laquelle circule à partir de Pâques un train à vapeur tirant des wagons d'époque, de Marienbourg à Treignes.  Nous prenons la voie encore déserte pour revenir vers la Tannerie, que nous découvrons par l'autre côté.  Une petite partie du bâtiment est en ruines, le reste semble encore en bon état, mais nécessiterait une rénovation lourde.  Les discussions vont bon train pour trouver une nouvelle affectation à ce beau vestige d'un passé laborieux.

Nous prenons un chemin qui se dirige vers Nismes, via un beau grand parc, ancien camping, remarquablement aménagé, où nous faisons la pause apéro.  A la sortie du parc, nous pouvons encore admirer l'ancien château Licot, aujourd'hui centre administratif de l'entité de Viroinval.
Nous traversons l'Eau Noire et arrivons vers 13h30 à la « Taverne du Barrage » pour casser la croûte.
D'après Jean-Marie, nous avons parcouru 10 km ; d'après le curvimètre seulement 6,5.  C'était sans doute pour ne décourager personne.  J'ai raté une occasion de me taire.

Nous ne traînons pas et repartons vers 14h15, plein de courage.  Il en faut d'ailleurs pour gravir un sentier abrupt qui quitte rapidement le village pour s'élever dans les bois.  Sur les hauteurs, plusieurs effondrements nous montrent d'anciennes carrières.  Fondri des Chiens, le plus célèbre, n'est pas très loin.  Nous traversons une longue plaine presque plate : c'est une réserve naturelle. 

La pluie qui nous avait épargnés se met à tomber.  On longe un bois sur notre gauche avant d'y pénétrer et de descendre rapidement jusqu'au Viroin, à hauteur de la sortie d'un tunnel du chemin de fer que l'on traverse pour remonter la rivière vers Dourbes. A gauche dans un bois en pente raide foisonnent des touffes de jonquilles.  Nous rencontrons plusieurs personnes qui cueillent de gros bouquets.  A droite, la prairie.  Au bord du chemin, de temps en temps une touffe de jonquilles, mais aussi une violette, des scilles, des ficaires ou fausses renoncules et même déjà quelques anémones.
Ici, la nature est en avance : le sol calcaire en serait responsable.  La Calestienne jouit d'un climat subméditerranéen.

Un pont nous permet de traverser le Viroin, mais, au lieu d'aller vers Dourbes à moins d'un kilomètre, Jean-Marie nous dirige à l'opposé et nous remontons dans un autre bois jusqu'à la Croix Sauvage pour bifurquer à droite par un chemin de crête puis descendre vers Les Sangles et une grande carrière en exploitation.  Un chemin carrossable nous mène vers Olloy.  Au lieu dit Frimoye, un triste spectacle nous attend : dans une minuscule prairie sans herbe, à côté d'une maigre botte de foin, trois chevaux faméliques n'ont même plus la force de bouger à notre arrivée.  Diane se promet d'avertir la S.P.A.

Nous quittons le chemin pour remonter encore une fois jusqu'à la Croix Sauvage et ensuite Est Nord Est, par de longs chemins, puis chemins de remembrements asphaltés que je n'ai pas sur ma carte. Très souvent bois d'un côté, prairies de l'autre, que l'on traverse pour revenir plein ouest à travers bois jusqu'au château de Haute Roche.  Il s'agit de ruines, interdites d'accès car en mauvais état.  De là-haut, nous voyons le village de Dourbes tout proche, tout en bas.

On en aura parcouru des pentes aujourd'hui : une belle dernière descente, périlleuse et glissante à souhait, et nous revenons à notre point de départ vers 18h30, heureux d'arriver enfin, mais heureux aussi d'avoir rencontré autant de coins remarquables dans une nature superbe.

Décrottage, changements vestimentaires, et en route pour Nismes où le restaurant « La Vieille Forge » nous attend pour un verre, Super des Fagnes brassée à Mariembourg ou autre, et plus si affinités.
Et il y en eût, puisque nous étions treize à table pour une bonne restauration bien méritée.

Nous nous retrouverons le 25 avril, pas très loin d'ici, à Lompret, sous la direction d'Armand.

 

Yves et Nicolas

22:09 Écrit par Les organisateurs dans Commentaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |