14/03/2010

Balade du dimanche 28 février 2010 à Wierde et Mozet

Balade du dimanche 28 février 2010 à Wierde et Mozet

 

Douze « fêlés » de la rando se retrouvent à l'église de Wierde, malgré le mauvais temps, et la tempête qui s'annonce.

Jean-Marie nous parle d'abord de Wierde, un des plus beaux villages de wallonie, comme Mozet d'ailleurs, puis nous met en garde : « lorsque nous serons dans les bois, marchez les yeux au sol pour éviter les flaques, et les oreilles tendues vers les arbres : si vous entendez un craquement, courez, sans essayer de trouver où est situé l'arbre qui tombe !!! »

Nous voilà prévenus !  En route !

Nous quittons Wierde et sa route sinueuse et dangereuse pour les piétons, par le Nord, accompagnés un court moment par un chien aussi courageux que nous.  Au premier carrefour, à droite toute pour couper la même route, puis le ruisseau du Tronquoy, affluent du Samson.  Le ruisseau ne déborde pas, mais est bien chargé d'une eau boueuse.  Nous montons doucement vers un petit bois.  Au-dessus, la vue porte au loin, mais le temps ne se prête guère à la contemplation.  Nous arrivons assez rapidement à Mont Ste Marie, petit hameau pittoresque où nous trouvons les vestiges d'une ancienne chapelle.  D'où nous sommes, on distingue bien le château de Mozet, lieu de notre halte de midi, mais nous allons nous en éloigner sérieusement avant d'y arriver.

Nous poursuivons notre route pour  tour à tour pénétrer ou longer le bois de Roquimont. On y voit des perce-neige, et les noisetiers sont en fleurs.  On quitte le bois par une courte descente glissante et périlleuse.  Nous revoilà au milieu des prés et des champs.  On traverse à nouveau la même route vers Mozet.  Nous sommes à découvert.  Maintenant, le vent souffle de face et de plus en plus fort.  Il pleut parfois par intermittence.

Vers 13h, nous arrivons au village de Mozet, situé sur la commune de Gesves : une grosse bâtisse, ancienne ferme, nous accueille.  La vue est belle, avec l'église.  Nous voilà à l'entrée du domaine du château.  Après quelques explications de notre guide, nous fonçons vers notre refuge : le barbecue couvert où Daniel a préparé un bon feu de bois et de braises pour le pique-nique : apéro Sangria, cuisson puis dégustation, avec un verre de vin en prime.  Chacun reste emmitouflé : le barbecue est couvert, mais ouvert au  vent qui fait rage et courbe les sapins sous ses rafales.  De temps en temps, une branche tombe sur le toit de tôle.  On arrive au plus fort de la tempête.

Moins deux plus un, on repart à onze, sans traîner, avec le vent de face, plein ouest, en plein champ.  A chaque rafale, on se penche, on titube, on progresse pas à pas.  La pluie cingle les visages. 
Un moment, je m'arrête à l'abri d'un arbre isolé, au tronc énorme, il est même signalé sur ma carte : petit besoin, dans le sens du vent, remettre le capuchon du sac à dos qui s'est envolé, le capuchon de mon anorak qui a fait de même, trouver un mouchoir sec, remettre les gants trempés et repartir.  Mon Dieu que les autres sont déjà loin.  Merci aux deux derniers qui m'ont attendu.  Nous rejoignons le groupe qui attend au carrefour, près d'une haie mal orientée qui ne protège même pas de la tempête.

A gauche, puis encore à gauche.  On longe en tournant le bois de Jeumont, dans lequel se trouve un ancien fort, et soudain nous sommes à l'abri du vent.  On pénètre dans le bois.  Il fait presque calme

par rapport aux éléments déchaînés qui soufflaient quand nous étions sur les crêtes.
On quitte le bois et on file droit vers l'autoroute.  Au carrefour, dans un enclos, des chiens sont à l'entraînement, avec des maîtres chiens sans doute, et les maîtres des chiens qui regardent.  Le vent ne semble pas les déranger outre mesure ; il a baissé un peu, le plus fort de la tempête est passé.

On longe l'autoroute pour rejoindre la route de départ.  Pourquoi faire court quand on peut faire plus long.  Pour éviter la route dangereuse pour les piétons -je l'ai déjà dit-, et alors que l'église de Wierde est tout près, Jean-Marie nous fait traverser la route et descendre vers un petit bois que nous traversons, ainsi que le ruisseau du Tronquoy toujours aussi chargé.  Nous longeons le bois Ferrare et rejoignons Wierde et son église par l'arrière.

Quelques-uns se changent dans la voiture ; Jean-Marie dans l'église, chauffée et accueillante, si bien que nous nous retrouvons à plusieurs à l'intérieur pour papoter longuement, avant d'aller prendre un verre aux Jardins d'Italie, à Jambes, où cinq d'entre nous prendront le repas du soir.

 

C'est en voyant le journal télévisé le soir, et en lisant le journal le lendemain, que j'ai vraiment réalisé que nous avions affronté la tempête Xynthia.  Elle a provoqué pas mal de dégâts un peu partout dans la moitié sud de la Belgique, mais nous a heureusement épargnés tout au long de notre rando.  Il ne me viendrait pas à l'idée de me promener seul ou avec Nicolas par un temps pareil, mais en groupe tout est possible.  Cette balade restera une belle aventure.

 

Yves

11:08 Écrit par Les organisateurs dans Commentaires | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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