01/02/2010

Commentaires de Jean-Marie

Compte rendu de la randonnée du 31 janvier 2010 par Jean-Marie, le guide.

Pour la 1re balade de la saison 2010, j’ai fixé rendez-vous aux randonneurs à la gare de Marche-les-Dames, à 10h45, comme d’habitude. Le ciel est d’un beau bleu et, contrairement aux jours précédents, il ne neige pas. De plus, cerise sur le gâteau, le soleil brille.

Peu avant 11h, je dénombre 21 randonneurs. Après avoir présenté les nouveaux venus, j’explique le programme de la journée. Nous ferons 2 boucles : la première, durant la matinée, couvrira une distance d’environ 4 km et la 2e, l’après-midi, s’étendra sur une douzaine de km. Entre les deux, nous prendrons le pique-nique de midi au café –restaurant « La Féraugière » situé au carrefour de la route menant à Gelbressée.

Après ces quelques explications, nous voilà partis pour la 1re boucle. Nous empruntons la route Namêche – Jambes, dans la direction de cette dernière localité. En face du centre d’entraînement commandos, je fais descendre les participants dans un petit tunnel très bas de plafond, permettant de gagner le chemin de halage grâce auquel nous nous dirigeons vers le port de plaisance de Beez.

Arrivés là, nous empruntons à nouveau la route Jambes – Namêche, en direction de Marche-les-Dames, cette fois. Nous la quittons bien vite pour marcher sur un sentier qui nous fait passer au pied des célèbres rochers où, le 17 février 1934, le roi Albert I a connu une mort tragique.

Nous ne tardons pas à monter un petit chemin balisé d’un rectangle vert qui nous permet d’admirer un superbe canyon, lequel, avec la fine couche de poudreuse recouvrant le sol, prend des allures féeriques.

A peu près à mi-côte, je quitte le chemin principal pour emprunter un sentier qui n’est plus fréquenté depuis belle lurette. Moyennant un peu d’à travers tout, au sommet, nous rejoignons un beau et large chemin où nous retrouvons la balise mentionnée plus haut. Nous cheminons ensuite dans une magnifique hêtraie et nous ne tardons pas à apercevoir, en contrebas, à main droite, une muraille semi-circulaire. Elle a été édifiée pour empêcher les imprudents de s’aventurer dans les rochers où on a retrouvé le corps sans vie d’Albert I.

Peu après, je quitte le large chemin pour emprunter un petit sentier qui court sur la ligne de crête et qui nous permet, à 2 reprises, d’admirer de superbes panoramas sur la Meuse, le village de Lives-sur-Meuse et son église classée s’accrochant à la colline. Comme il n’y a pas de brume, la vue porte jusqu’au château de Namur. Sur la rive qui nous fait face, outre le château Carton de Wiart en réfection, une station d’épuration encore en construction, malgré son évidente utilité, vient tout de même gâcher la vue.

Après avoir admiré le paysage, nous redescendons jusqu’à Marche-les-Dames par de beaux chemins forestiers. La balade matinale a aiguisé les appétits et, après l’apéro traditionnel offert par « Amitié et Randonnée », nous prenons notre pique-nique dans une salle que les patrons du café-restaurant « La Féraugière » ont mis gentiment à notre disposition. Chacun commande une consommation, la plupart optant pour une délicieuse soupe maison (aux tomates ou aux poissons) concoctée amoureusement, à ma demande, par le patron.

Notre collation achevée, nous reprenons la route. Il est environ 14h30. Après quelques brèves explications sur le château d’Arenberg (QG du centre d’entraînement commandos) et le monastère N-D du Vivier, nous montons dans les bois par un beau et large chemin forestier emprunté en partie en sens inverse lors de la balade du matin. Au sommet, j’emprunte un large chemin empierré en direction de Boninne.

Après quelques hectomètres, je le quitte et je choisis une allée latérale qui parcourt une vallée un peu sauvage et encaissée. Au prix d’une petite remontée, nous ne tardons pas à gagner les hauteurs du village de Beez et, plus loin, les gigantesques carrières éponymes, encore en exploitation. Le chemin, creusé de profondes ornières, est parfois éprouvant.

A un carrefour en plein champ, nous virons à droite, toujours en direction de Boninne. Au moment où nous atteignons une forêt, un petit drame se joue. Une randonneuse s’effondre brusquement sur le chemin suivi. Nous accourons à son secours. Elle est pâle et paraît sans force mais reste bien présente. Elle n’éprouve pas de douleur dans la poitrine mais, malgré quelques tentatives,  ne parvient pas à se tenir debout. Heureusement, nous réussissons à l’isoler du sol. Pendant qu’elle reprend ses esprits lentement et difficilement, je décide d’appeler les secours d’urgence. Je leur donne le maximum de renseignements tout en précisant qu’il est impossible, pour l’ambulance, d’arriver tout près de la victime, vu l’état des chemins forestiers. Les secouristes envoient donc un médecin avec une trousse de survie et emmènent un brancard pour aller chercher la victime et l’amener jusqu’à l’ambulance. 5 randonneurs se proposent pour assister la victime et son mari. Ils font ainsi l’impasse sur la suite de la rando. J’explique à l’un d’entre eux la manière de rejoindre le point de départ en coupant par les bois puis je pars avec le restant du groupe.

De fréquents contacts via le gsm me permettront de savoir ce qu’il est advenu de la randonneuse victime d’un malaise dû à une brusque chute de tension. Elle et son mari termineront la journée aux urgences. J’apprendrai, à la fin du verre de l’amitié, que tout s’est bien terminé pour la dame.

En attendant, cet incident nous a mis en retard et, dans les bois séparant Boninne de Marche-les-Dames, la nuit tombe. C’est finalement à la lueur d’une lampe-torche que nous achevons la rando. Merci aux courageux randonneurs et randonneuses dont le moral est resté au beau fixe après un petit « froid » bien compréhensible suite à l’incident que j’ai décrit plus haut. Merci aussi pour leur totale confiance  en mes capacités de guide, même dans l’obscurité qui, par chance, n’a jamais été totale, vu la présence de neige au sol. C’est avec soulagement qu’après être passés à l’arrière du monastère N-D du Vivier, nous retrouvons les réverbères éclairés annonçant le retour à la « civilisation ».  Je suis très ému par la manière chaleureuse dont les randonneurs me remercient et me félicitent.

Quand nous passons à nouveau le seuil de « La Féraugière », il est 18h50. 3 des 5 randonneurs qui s’étaient proposés pour assister la dame victime du malaise et son mari, sont rentrés peu avant le groupe que j’ai guidé et ils ont mis au courant de la situation les patrons du café-restaurant, qui commençaient à s’inquiéter de ne pas nous voir revenir. Les 2 derniers qui ont aidé au transport du brancard, n’ayant pas retrouvé, dans le bois, l’endroit où la dame se trouvait, ont préféré retourner sagement et judicieusement à l’emplacement où l’ambulance se trouvait. Je pars donc les rechercher en voiture. Ils sont à 3 km de Marche-les-Dames. Durant le voyage du retour, je les remercie chaleureusement pour leur dévouement.

C’est dans une magnifique ambiance de solidarité et d’amitié que nous prenons un verre bien mérité. Une randonneuse, institutrice de profession, en profite pour m’offrir un cadeau très touchant : un superbe album contenant les photos prises par elle lors de la rando du 29/11/09 à Yvoir, suivie du souper fromage qui s’est déroulé dans la salle du Kayak-club de Godinne. Pour rappel, cette sympathique manifestation avait été organisée à l’occasion des 10 ans d’existence d’Amitié et Randonnée.

Après ce très touchant verre de l’amitié, 11 randonneurs restent pour manger. Les plats que nous avions commandés lors du pique-nique de midi,  sont amoureusement préparés par le patron, assisté de sa femme et de sa fille. Après cette journée, nous avons toutes et tous bon appétit. Le repas se déroule dans une ambiance très amicale, comme toujours.

Au moment de partir, nous saluons nos hôtes qui se sont montrés d’une gentillesse et d’une attention très touchantes. Nous les remercions du fond du cœur pour leur accueil généreux et leurs talents culinaires.

Les derniers randonneurs qui restent se disent au revoir. Nous nous retrouverons aussi nombreux que possible le 28 février devant l’église de Wierde pour une rando d’une quinzaine de km, agrémentée d’un BBQ sous abri au Domaine de Mozet.

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